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Portraits sans fin/Never ending faces
La photographie a toujours dansé avec la mort. Métamorphosant le moment en éternité. Elle tue. « La mort n'est qu'un photographe vous disant : ne bougez plus. » disait Sacha Guitry. Et, paradoxalement, l'image s'imagine de tout temps : un souvenir infini qu'il suffit de regarder pour que s'insufle la vie, une parole, un baiser, un rire.

La photographie a toujours dansé avec la mort. Des photos mortuaires du XIXe siècle aux cadavres sanguinolants des tabloïds en passant par les corps mutilés de la guerre, la photographie crie toujours : présente! Ici, pas de secrets, tout est cru, exposé, exhibé. Plus l'effet traumatique est grand, moins est fort l'effet mythologique, disait R.Barthes (Communications, Paris, 1961).

La photographie a toujours dansé avec la mort. Ici, nous jouons du simulacre. Nous ne sommes pas morts. Nous sommes même bien vivants! On joue à: «Ne bougez plus!», mais dans une posture subjugée et dominée, soumis au photographe et aux forces de la gravité. La mort revient danser avec nous...